la cour des miracles

Le projet a pris vie pour la première fois aux Moulins, avec le tournage de La Cour des Miracles, réalisé au printemps 2025 par Francesco Bernal, jeune cinéaste formé à Nice. Le film suit trois adolescents qui se retrouvent dans la cour de leur immeuble pour répéter une scène de Don Quichotte pour l’école. Une image rare et tendre, au cœur d’un quartier souvent filmé autrement.

Tourné en deux jours avec un casting entièrement local, le film s’est appuyé sur les ressources du quartier : décors naturels, salle mise à disposition par les services de médiation pour les répétitions et le casting. Il montre que Bleu Béton est un projet réalisable, ancré dans le réel, et capable de faire émerger des récits sensibles à partir de peu.

SYNOPSIS

Un groupe d’adolescents âgés de 12 à 14 ans se réunit dans la cour d’un quartier à Nice. Amane mène le groupe. Son groupe se retrouve sous les immeubles pour répéter leur pièce de Don Quichotte. Tandis qu’Amane essaie de faire réciter les répliques à ses amis, les autres sont distraits et plus intéressés par autre chose que par les répétitions.

ANCRAGE LOCAL

Tourné en deux jours avec un casting entièrement local, le film s’est appuyé sur les ressources du quartier : décors naturels, salle mise à disposition par les services de médiation pour les répétitions et le casting.

Il montre que Bleu Béton est un projet réalisable, ancré dans le réel, et capable de faire émerger des récits sensibles à partir de peu.

FRANCESCO BERNAL

Je m’appelle Francesco Bernal, je suis réalisateur et scénariste. Mon travail s’inscrit dans une volonté d’explorer un cinéma centré sur l’humain, en particulier lorsqu’il évolue au sein de milieux sociaux difficiles. Je m’intéresse à la manière dont les individus existent, résistent et rêvent dans des contextes où tout semble parfois les en empêcher.

En écrivant La Cour des miracles pour l’association Bleu Béton, mon objectif était d’apporter une vision brute, sans artifices de mise en scène, afin de retranscrire au plus près la réalité du quartier. J’ai choisi de poser la caméra en retrait sur l’ensemble des séquences, adoptant une réalisation presque documentaire, pour laisser la vie se dérouler sans l’interrompre ni la surligner.

Une exception toutefois : la séquence du banc. Elle raconte l’histoire d’un jeune qui rêve grand, dans un lieu où beaucoup se refusent à rêver, à entreprendre, à imaginer des histoires qui dépassent ces murs de béton. C’est aussi pour cette raison que le projet Bleu Béton m’a profondément inspiré : par sa capacité à faire naître des passions, à ouvrir des possibles chez les jeunes avec qui nous avons travaillé pour réaliser ce premier film.

Un projet soutenu par l’association ADAM