Les sans feu

SYNOPSIS

Dans les allées d’une cité, certains lampadaires s’éteignent au passage de quelques habitants.
Toujours les mêmes. On ne sait rien d’eux, sinon leur surnom murmuré : les sans feu. Amir,
fasciné par ce phénomène, commence à les suivre dans la nuit, cherchant à comprendre ce que les autres fuient.

ANCRAGE LOCAL

« Les sans feu » s’inscrit dans une volonté de travailler en lien étroit avec le quartier de Las Planas, à Nice Nord, en associant pleinement ses habitants et ses acteurs locaux au projet. L’objectif est de construire une démarche ancrée dans le territoire, attentive à ses réalités, à ses habitants et aux histoires qui le traversent.

Le réalisateur, originaire de Nice Nord, connaît cet environnement et entretient un lien personnel avec ce secteur de la ville. Son grand-père, qui a en partie inspiré le film, habite à Bateco, juste à côté de Las Planas. Cette proximité donne au projet une résonance particulière, nourrie par une sensibilité sincère aux lieux, aux générations et aux parcours de vie qui composent ce quartier.

Dans cette dynamique, l’association Galice apporte un soutien précieux au projet. Son implication est d’autant plus forte que la question des seniors, centrale dans le film, fait écho à une cause importante pour l’association. Son accompagnement représente un appui essentiel, aussi bien sur le plan humain que dans la mise en œuvre concrète du projet.

Cet ancrage local se retrouve également dans la fabrication même du film. Au-delà des lieux de tournage, l’ensemble des comédiens et comédiennes sera originaire du quartier. Ce choix reflète une volonté forte : faire un cinéma au plus près du territoire, en donnant une place centrale à celles et ceux qui le vivent et le font exister au quotidien.

Association de Nice Nord et communauté

MATTEO DAVID

Je suis Matteo David, réalisateur et scénariste.
J’ai grandi dans un village, là où tout paraît calme, presque immobile. Très tôt, j’ai appris à regarder autrement : à observer ceux qu’on traverse du regard sans vraiment les voir. Les silhouettes au bord d’une route de campagne, les vies discrètes, les gestes minuscules, les silences qui racontent plus que les mots.
Ce sont ces présences-là qui m’ont donné envie de faire du cinéma.
Je veux filmer ceux qu’on ne regarde pas, ceux qui vivent en marge, dans l’ombre des récits “importants”. Parce que leurs histoires, souvent, ne font pas de bruit, mais elles portent une intensité rare. Elles parlent de solitude, de dignité, de survie, de tendresse aussi. Et surtout, elles parlent du réel : celui qu’on effleure tous les jours sans s’y arrêter.
Mon travail est guidé par une obsession simple : transformer le “rien” en “beaucoup”.
Faire d’un détail un monde, d’un visage ordinaire un personnage inoubliable, d’un moment banal une émotion qui reste. J’aime raconter la beauté fragile des existences qu’on juge trop modestes pour être racontées et leur redonner une place, enfin, sur grand écran.